Altriman
J-1 19h30 Briefing dans la salle où se tiendra l'arrivée.
Je fais la connaissance d' – Antoine -
18 juillet 2009 – 5h30 : Le moment est enfin venu.
Température 5°. Le vent qui souffle depuis la veille se calme au moment du départ, mais un léger grésil tombe alors que brume recouvre le lac. Les pieds
sont quelque peu gelés. L'entrée dans l'eau à la corne de brume et entre les feux de Bengale qui s'allument permet de les réchauffer.
La direction est indiquée par les phares d'une voiture de l'autre côté du lac. Je nage isolé, droit sur les phares. J'aperçois une bouée sur ma droite, à une centaine de mètres. Je regarde à gauche, je suis entre les deux bouées du triangle. Il faudrait que je rebrousse chemin pour contourner la première bouée. A l'instar d'autres concurrents, je coupe le parcours; Je "m'auto-disqualifie". Sortie de l'eau en 36'10", traversée du ponton et c'est parti pour le 2nd tour. Le jour s'est levé. Le véhicule directionnel s'est replacé correctement et ce dernier tour se déroule à la régulière, en 40'42". Le vent est de nouveau présent.
Transition assez longue, mais je préfère me sécher et me couvrir correctement, la température étant toujours fraîche : jambières, manchettes gants et coupe-vent manches longues. - Antoine - finit de se préparer et part quelques minutes avant moi, ainsi que Guy, un copain de club.
Je monte sur le vélo 1h30 après le départ, pile dans mes estimations.
C'est parti pour le parcours magnifique concocté par l'organisation. Col de la Quillane puis Col de la Llose, au pied duquel Sechitsu me dépasse. Il ne tarde pas à disparaître de ma vue.
Sommet du Col, j'ai quelques minutes d'avance sur mon tableau de marche. Le temps d'avaler une demi-barre énergétique, et je m'élance dans la descente. La
route se rétrécit après quelques kilomètres. Le revêtement est dans l'ensemble assez bon jusqu'au rétrécissement.
Arrivé à Aiguatébia, je rate le ravitaillement, placé en descente à la sortie de 2 épingles. J'ai encore assez de boisson avec moi. Encore un peu de
descente, et nous arrivons au fond de la vallée.
La remontée est douce au début, à flanc de montagne et j'enroule en souplesse à 20 km/h.
Je passe Asmath (d'OT) à ce moment. Bifurcation en direction du col de Creu. La pente s'accentue. Traversée de Railleu, Au détour d'une épingle à la sortie du village, je vois Guy derrière moi. Je ne l'ai pas vu s'arrêter. Un encouragement au passage et il part devant. La montée assez régulière au début devient plus délicate ensuite, la route s'élevant par paliers, avec vent défavorable. J'ai du mal à trouver mon rythme. Plusieurs concurents me dépassent, dont Asmath A l'approche du sommet, je repère Seb c'est bien et la tribu 64. J'arrive au col avec une vingtaine de minutes d'avance sur mes prévisions, en ayant géré mon allure.
Descente vers Matemale, ravitaillement n° 2. Je récupère un bidon d'eau, j'en ai encore un de boisson énergétique. Direction la vallée de l'Aude. Je ne regrette pas d'avoir conservé la prolongateur sur cette partie vent de face. Je redépasse Asmath et nous roulons de conserve jusqu'au km 70. - Antoine – est au bord de la route, victime d'une crevaison. Bifurcation vers Rouze et Mijanès, j'ai consevé sans problèmes l'avance sur le tableau de marche. La route s'élève de suite. J'enroule tranquillement.
Après 3 km, je commence à avoir des difficultés. Une petite pause biologique et je repars jusqu'au ravitaillement de Mijanès. Je quitte les jambières et troque le coupe-vent manches longues contre un sans manches. J'avale un gel antioxydant et refait le plein de boisson énergétique. Je repars avec Asmath pour attaquer les 10,4km du Port de Pailhères.
Dès les premières pentes, les jambes ne répondent pas. Incapable d'analyser la situation, je mets cela sur le compte de mes déplorables qualités de grimpeur
et mon manque d'entraînement en cols et le fort vent défavorable. Je progresse par petits bonds avec de nombreuses pauses. J'atteins enfin le sommet balayé par un vent glacial, après avoir été
passé par Garcimore et Poindimie d'OT, avec le camion-balai dans mes roues.
Il est 12h15 : j'ai perdu toute mon avance et pris 15' de retard sur mes objectifs. J'avale quelques morceaux de banane et me lance dans la descente, à 60km/h. Virage vers le col du Pradel. Les jambes ne répondent plus et après 2km, je décide de monter dans la voiture balai.
Nous suivons Poindimie pendant la montée. Le bitume est dégradé et la route très étroite. La descente est délicate, couverte de gravillons. Poindimiechute dans un virage et abandonne à son tour.
Au ravitaillement de Gesse, nous nous transférons dans un car qui nous ramènera au plus court, en passant par Escouloubre-les-Bains pour attendre la voiture-balai et d'autres abandons si nécesaire. J'en profite pour encourager Guy et Asmath au passage.
Un merci à Sophie notre charmante pilote de ce car.
Le soir je me rends à la salle d'arrivée. - Antoine – vient de terminer son parcours. Guy arrive plusieurs minutes après lui.
J+1 : Retour sur le site des épreuves : Marco65 est engagé sur le CD. Thibaut, Thomas et Jean-Luc de l'US Ivry sur le Half (Les Garotxes), ainsi que Seb c'est bien et Miss Marcotte, mais ceci est une autre histoire.
J+2 : C'est à ce moment que la déception de l'abandon est apparue. Je prends conscience des erreurs faites sur la course. Cette épreuve était à ma portée. Le gros souci a été l'alimentation. Mes difficultés étaient dues à une fringale que je n'ai pas su reconnaître (et donc gérer).
Il ne reste plus qu'à revenir.
N.B. : les photos du parcours ont été prises à J+2 et J+3